• Martine VENET

Une communication parent/ado qui roule

Mis à jour : 31 janv 2019

Il n’y a pas si longtemps il n’était encore qu’un enfant, mais voilà que depuis peu il change : Parfois un peu enfantin dans un corps de plus en plus adulte, c’est le temps de l’adolescence !


Pour l’adolescent ces changements sont parfois difficiles à comprendre, en tant que parent nous avons aussi du mal à le suivre!


Le dialogue devient parfois difficile voire inexistant, il se renferme comme une huître, tout échange devient de plus en plus complexe.

C’est comme si d’un coup nous ne parlions plus la même langue…

Avec le temps, le malaise s’installe, on ne sait plus comment se parler, on essaye, on crie, on pleure, on se blesse…on devient nostalgique d’une relation plus simple, plus belle. C’était tellement plus facile avant…


Comment faire pour retrouver de la complicité, de l’échange, de la confiance?

Et si tout se jouait dans la communication ?


Quelques conseils pour mieux communiquer avec votre ado


- Faites des activités avec lui, passez du temps avec votre ado, allez vers lui et vers son univers ! Soyez à l’écoute de ce qu’il aime et partagez un moment en toute simplicité. Pratiquer un sport, une activité ensemble, peut être un excellent moyen de rencontre et de partage.


- Changez votre regard : pointez le positif de votre enfant plutôt que le négatif. Vous êtes sa mémoire, son album de souvenirs, rappelez-vous toutes ces fois où il vous a rendu fier et dites-le lui ! Il est essentiel de prendre du recul (même si c’est dur parfois..) pour nous apaiser et de regarder la situation dans sa globalité pour que le stress et la peur ne nous embarque pas.


- Etre dans une écoute active : Essayez de l’écouter sans porter de jugement, comprenez son point de vue et acceptez qu’il soit différent du votre.


- Etre à l’écoute de ses sentiments est la clé du succès de votre communication. Aidez-le à nommer ses émotions et décodez son besoin qui se cache derrière cette émotion. Son besoin est d’être compris, entendu dans ce qu’il vit et ce qu’il ressent même si parfois cela nous dépasse totalement. Face à la colère, nous avons besoin d’être compris. Face à la tristesse, d’être consolé, face à la peur, d’être rassuré. Et la joie a besoin d’être partagée !

Quand le besoin est satisfait, le comportement inapproprié n’a plus raison d’être et il cesse naturellement.

Par exemple la meilleure amie de votre fille déménage. Elle est désespérée et vous fait part de sa tristesse. Soyez dans l’écoute de ce sentiment validant ce qu’elle vous dit « ah je comprends comme cela doit être dur pour toi, elle va vraiment te manquer, j’imagine comme tu dois être triste » puis laisser la trouver des solutions par elle-même « avez-vous réfléchi à la manière dont vous allez poursuivre cette relation à distance »


- Évitez les interrogatoires et les tons moralisateurs. Il est dans un âge où il expérimente la vie et même s’il ne sait pas l’exprimer, nous devons être à ses côtés pour l’orienter, l’accompagner dans ses réussites comme dans ses échecs. Au lieu de « je t’avais prévenu », « si tu m’avais écouté » proposez lui cette question : « et maintenant qu’as-tu appris de cette expérience ?»


- Évitez le « tu » accusateur qui juge et accuse et remplacez le par un « je » qui exprime ce qu’on ressent et permet à l’autre de nous entendre. Un ressenti ne se discute pas, il est personnel. Dire « je n’aime pas quand tu cries comme ça, je ne me sens pas respectée » est plus constructif que « tu es insupportable quand tu cries, tu ne changeras donc jamais ton comportement ».


- Donnez l’exemple. Après une dispute, si les mots ont dépassé notre pensée, ne pas hésiter à lui en faire part, lui expliquer ce qui nous a blessé, lui montrer nos propres émotions. Nous attendons en tant qu’adulte que l’adolescent nous respecte, à nous de lui montrer le chemin.


- Garder le lien envers et contre tout. En tant que parent, nous avons le devoir de ne pas rompre le lien avec notre adolescent. Combien d’adultes regrettent d’être passé à côté de leur père ou de leur mère faute de mots pour réparer une relation abîmée par le temps ? Il n’est jamais trop tard pour redonner un peu de lumière même quand on ne voit pas le bout du tunnel.


- Se laisser le droit de faire des erreurs. Il n y a pas de parent parfait comme il n y a pas d’enfant parfait…Une étape importante est d’accepter son enfant tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. C’est évidemment un exercice très difficile car nous mettons souvent tous nos espoirs dans nos enfants mais c’est aussi la principale source de nos conflits. Du jour où nous l’aimons de manière inconditionnelle et tel qu’il est, alors se comprendre devient plus facile…


- Trouver des solutions ensemble. Lorsque vous n’êtes pas d’accord, trouvez un compromis. L’adolescent déteste la dictature…c’est une des sources de conflits les plus fréquentes. Pour le compromis chacun note sur une feuille ce qu’il désire puis s’adapte aux besoins de l’autre pour qu’une solution commune et acceptable soit trouvée. Le « range ta chambre ou tu es privé de sortie » devient alors « qu’est ce qui est possible pour toi ? » « qu’est ce qui est acceptable pour moi ? » Chacun fait un pas l’un vers l’autre pour remarcher ensemble !


- Se donner du temps, se dire que tout est possible, que rien n’est figé…et noter cette phrase quelque part : « Ne jugez pas la journée en fonction de la récolte du soir, mais d’après les graines que vous avez semées » Robert Louis Stevenson.


Martine VENET

Sophrologue

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